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Les limites de la sérigraphie : quand faut-il opter pour une autre technique ?

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La sérigraphie est une méthode d’impression largement utilisée dans les domaines du textile, de la signalétique, ou encore de la décoration. Elle séduit par sa durabilité, ses couleurs vives et sa capacité à produire en série à moindre coût. Pourtant, malgré ses nombreux atouts, cette technique ne convient pas à tous les projets. Dans certaines situations, il peut être judicieux de s’orienter vers d’autres procédés d’impression plus adaptés. Voici un tour d’horizon des principales limites de la sérigraphie et des cas où une alternative s’impose.

Une technique peu adaptée aux petits tirages

La sérigraphie devient réellement rentable lorsqu’elle est utilisée pour des productions en grande quantité. Chaque couleur nécessite un écran spécifique et une préparation technique qui engendre des coûts fixes non négligeables. Pour une commande de quelques exemplaires seulement, ces frais deviennent disproportionnés, rendant la sérigraphie peu avantageuse. D’autres méthodes comme l’impression numérique ou le transfert thermique sont alors plus économiques pour les petites séries ou les pièces uniques.

Des contraintes sur les détails et les dégradés

Si la sérigraphie permet d’obtenir des aplats de couleurs nets et vibrants, elle montre ses limites lorsqu’il s’agit de reproduire des visuels complexes. Les dégradés, les effets de transparence ou les images très détaillées sont difficiles à reproduire fidèlement. Les techniques numériques, quant à elles, permettent une impression directe de visuels en haute définition avec un rendu plus fidèle et nuancé.

Des limitations sur le choix des supports

La sérigraphie nécessite une surface relativement plane et stable pour garantir un bon transfert de l’encre. Certains matériaux souples, texturés ou irréguliers ne sont pas compatibles avec cette technique. Par ailleurs, certains supports sensibles à la chaleur ou aux solvants peuvent être endommagés lors du processus. À l’inverse, des procédés comme la sublimation ou l’impression UV peuvent s’adapter à une plus grande variété de matières et de formes.

Un processus long et rigide

La mise en place d’un projet en sérigraphie demande un certain temps de préparation. Entre la création des cadres, le calage des couleurs et les tests, la réactivité n’est pas son point fort. Pour des besoins urgents ou des commandes évolutives, ce manque de flexibilité peut devenir un inconvénient majeur. Les alternatives numériques, plus rapides et modulables, offrent une meilleure réactivité, notamment pour des campagnes promotionnelles ponctuelles ou des éditions limitées.

Des préoccupations environnementales croissantes

Bien que la sérigraphie tende à évoluer vers des encres plus écologiques, elle reste une technique génératrice de déchets (nettoyage des écrans, solvants, etc.). Dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus sensibles à leur impact environnemental, cela peut être un critère de choix. Les techniques comme l’impression à jet d’encre à base d’encres à l’eau peuvent alors représenter une alternative plus responsable.

Quand choisir une autre technique ?

Il devient pertinent de se tourner vers d’autres solutions dès lors que le projet implique de faibles quantités, un visuel complexe, une urgence de production ou des supports atypiques. Les nouvelles technologies offrent aujourd’hui une grande diversité de procédés d’impression, chacun avec ses spécificités et ses avantages. L’important est d’évaluer précisément les besoins du projet afin de choisir la méthode la plus adaptée, en termes de rendu, de coût, de délai et d’impact environnemental.

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